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Découvrez Dima Chaban, lauréate du prix Entrepreneuses dans la Ville, catégorie porteuse de projet

C’est dans les salons de l’hôtel de Ville de Bordeaux que c’est tenue hier, mardi 11 décembre, la remise du prix de la Fondation Nexity – Entrepreneuse dans la ville Le Prix de la Fondation Nexity, Entrepreneuses dans la ville est issu de la volonté commune de la Fondation Nexity et de l’association ANJE Aquitaine […]

C’est dans les salons de l’hôtel de Ville de Bordeaux que c’est tenue hier, mardi 11 décembre, la remise du prix de la Fondation Nexity – Entrepreneuse dans la ville

Le Prix de la Fondation Nexity, Entrepreneuses dans la ville est issu de la volonté commune de la Fondation Nexity et de l’association ANJE Aquitaine de promouvoir l’entrepreneuriat féminin dans les territoires urbains et notamment les QPV (Quartiers Prioritaires de la politique de la Ville).

Cette première édition qui a récompensé deux lauréates, a été organisée avec le soutien de la Ville de Bordeaux. La mairie était représentée par Alexandra Siarri, adjointe au maire, délégation cohésion sociale et territoriale, de Nicolas Florian adjoint au maire chargé des finances, des ressources humaines et de l’administration générale, et de Pierre de Gaétan Njikam-Mouliom, adjoint au maire chargé des partenariats avec l’Afrique subsaharienne. La Fondation Nexity était représentée par Mme Julie Montfraix, déléguée générale de la Fondation.

Grâce à cette récompense, La Fondation Nexity et ANJE Aquitaine désirent apporter de la visibilité ainsi qu’un soutien financier à celles qui ont fait le choix de créer leur propre activité, leur emploi.

Le prix Entrepreneuse dans la Ville – Porteuse de Projet, a été remporté par Dina Chaban pour la création d’un café restaurant dont les plats seront préparés par des femmes syriennes au statut de réfugiées.

 

Découvrez l’interview de Dina Chaban

Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre projet ?

Je m’appelle Dina Chaban, j’ai 29 ans et je suis diplômée d’un master 2 en communication. Je suis d’origine Syrienne par mes deux parents.

Pendant mon cursus scolaire, la révolution en Syrie a commencée. Mon père qui est médecin, a très vite décidé de s’engager pour aller aider bénévolement dans les camps de réfugiés, c’est grâce à son action que j’ai décidé de prendre la même voie. J’ai mis plusieurs fois en pause mes études pour m’engager auprès des réfugiés Syriens en Egypte, j’ai ainsi pu apporter ma pierre à cet édifice de solidarité.

Par la suite, je me suis rapidement spécialisée dans les entreprises et les structures de l’économie sociale et solidaire, et à la fin de mes études, mon envie de m’engager auprès des réfugiés de Bordeaux a encore grandi et j’ai décidé de monter mon projet.

Je souhaite ouvrir un café-restaurant à Bordeaux, spécialisé dans la cuisine Syrienne. L’objectif principal de ce restaurant, est de changer le regard que l’on peut avoir sur les réfugiés et sur la Syrie de manière générale.

Lorsque j’étais plus jeune, et que les gens me posaient la question de mes origines, je me suis rendue compte que les gens ne connaissaient pas la Syrie, surtout les jeunes. Et lorsque la Syrie a commencé à être médiatisée, ce n’était que pour parler de la guerre ou du terrorisme.

Cela m’a fait beaucoup de mal, de voir que toute la culture Syrienne n’était limitée qu’à ces événements tragiques, mais qui évidemment ne font pas toute la Syrie.

L’idée de ce café-restaurant est donc de créer tout un univers autour de la Syrie, avec de la musique, de la danse, des ateliers de cuisine, … au final la cuisine est une occasion de permettre la rencontre et l’échange, et une occasion de mêler les réfugiés aux Français. Je veux montrer que si on donne l’occasion à ces personnes qui viennent d’arriver en France, de contribuer à la société française, et de contribuer à l’économie, elles le feront avec le plus grand des plaisirs.

Pour moi, la cuisine est un domaine qui rassemble les gens, le fait de cuisiner est vraiment un don de générosité, dans le sens où l’on cuisine pour l’autre, pour faire plaisir à l’autre. La cuisine fait ressortir cette notion de partage et de don de soi, car pour moi, partager une recette c’est partager une partie de son identité et de son histoire. La cuisine est un véritable moyen de transmission, et qui a le pouvoir de rassembler les gens.

Je veux ainsi créer un lieu qui encourage le dialogue, un lieu de bienveillance où chacun vient avec ses différences, et qui au final va créer une véritable richesse.

Pouvez-vous raconter votre aventure entrepreneuriale ?

Au début, il est vrai que j’avais peur. J’ai toujours voulu créer des projets, monter des associations, mais je l’ai toujours fait en étant entourée. Lancer mon propre projet est quelque chose que j’ai toujours eu au fond de moi, et je n’ai jamais voulu perdre cette petite flamme, alors je me suis lancée. Le chemin dit « classique » de travailler dans une entreprise pendant 10 ou 20 ans et ensuite monter son projet ne me convient pas, je veux faire vivre et vivre de ce projet.  J’ai énormément de chance puisque ma famille m’encourage depuis le début, et je pars du principe que je ne saurai jamais si mon projet a de l’avenir, tant que je n’essaye pas de le concrétiser.

Je ferai tout pour la réussite de ce projet, et je sais que, quoi qu’il en soit, ce sera un véritable apprentissage et un moyen de rencontrer des personnes formidables.

La rencontre avec ANJE m’a permis de voir que je n’étais pas seule pour monter ce projet et de se sentir accompagnée et soutenue, c’est quelque chose de formidable. Pouvoir profiter de l’expérience de chaque personne rencontrée, c’est une véritable force.

 

Un message pour les femmes qui hésiteraient à se lancer dans l’aventure de entrepreneuriat ?

Lancez-vous !

Pour moi il n’y a pas d’échec, dans le sens où le fait d’entreprendre, le fait d’oser le faire, alors que la plupart des gens ont parfois des idées mais ont peur de se lancer, le fait d’oser pour moi  c’est déjà une réussite.

Le fait de se battre et de se lever tous les jours en se disant je prends un risque, mais je ferai tout pour que ça réussisse, c’est une fierté. En tant que femme on doit être fière, nous sommes capables de tellement de choses, même si la société veut parfois nous faire croire le contraire, on doit se battre et développer notre envie, notre flamme…

Alors écoutez-vous, entourez-vous de personnes bienveillantes et faites tout pour réussir, et je vous souhaite de réussir !

 

Face à Dina, une autre porteuse de projet avait été sélectionnée pour venir présenter son projet devant le jury, Marie Sati Minner pour la création d’une gamme de cosmétiques bio pour peau noire et métissée.

 

Découvrez l’interview de Marie Sati

Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre projet ?

Je me m’appelle Minner Sati Marie et je suis métissée franco ivoirienne, mon père est alsacien et ma mère est ivoirienne. Sati est mon prénom ethnique, qui veut dire savon noir.

Dés mon plus jeune âge, je me suis passionnée pour les cosmétiques et les parfums. J’ai ensuite pu exercer mon talent de maquilleuse en travaillant comme make-up artiste pour différentes maisons.

Aujourd’hui, le marché de la cosmétique est en pleine explosion , et celle du bio s’accroît aussi car les clientes deviennent de plus en plus exigeantes sur les ingrédients qu’elles mettent sur leur peaux, il y a également un réel potentiel d’achat chez les femmes africaines

Alors par mon expérience, et cette passion qui m’a toujours animée, mon idée d entreprendre c’est très vite concrétisé.

J’ai su discerner le besoin et c’est a ce moment là que “ les secrets de Sati” sont nés dans mon cœur.

Une gamme bio, pour tous types de peaux, composée d’ingrédients  » secrets » pour le moment, importés de Côte d’Ivoire…

 

Un message pour les femmes qui hésiteraient à se lancer dans l’aventure de entrepreneuriat ?

Pour moi, si tu as ce rêve en toi, c’est qu’il fait parti de toi, et qu’il est là pour exister. Alors bats-toi pour ton projet, bats-toi pour qu’il se réalise !

 

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